Quand on évoque le nom Descartes à Alger, on ne pense pas «je pense donc je suis», on pense au plus grand lycée d’Alger, d’Algérie, d’Afrique que dis-je! On pense tchitchi*, on repense à de Gaulle.
Parce qu’en son temps, le lycée Descartes abritait l’état-major français. Alors certains d’entre nous ont eu cours là où de Gaulle avait dormi, là où de Gaulle avait son bureau. C’était l’immeuble du Splendide, un sublime ancien hôtel. D’ailleurs, on pouvait sentir ses vibrations pendant les cours d’histoire, alors l’algérie un peu française, c’est une notion qui nous parlait.
Au petit nid (c’est une partie du lycée qui s’appelait vraiment petit nid), on raconte que les salles de cours étaient d’anciennes pièces de torture. On dit aussi qu’il y avait des passages souterrains qui menaient au centre d’Alger, et qu’une fois des lycéens s’y sont aventurés et sont tombés sur des instruments de torture. Ouh scary!
Bon, au quotidien, on ne pensait pas à tout ça, la torture c’était entre nous!
A mon premier jour, et comme chaque nouveau qui débarquait, j’ai dû répondre à la même question une bonne centaine de fois : qu’est-ce qu’il fait ton père?
C’est le truc le plus important à Descartes, le prestige de la profession de ton père. Plus tard, on a découvert que c’était le truc le plus important en Algérie tout court.
La deuxième question récurrente à Descartes c’était : où c’est que t’habites?
Cette question comporte uniquement quelques bonnes réponses : Hydra (l’équivalent de Beverly-hills chez les jeunes adolescents des années 90s, surnommée hydra-hills pour l’occasion).
Le golf, El-biar , Ben-ak ( oui parce qu’on ne dit pas ben aknoun, on dit ben-ak’ bébé), certains immeubles du centre-ville , une grande maison à Chéraga, un parc immobilier quelque part .
En dehors de tout ça, point de salut pour toi.
Y avait toujours la solution d’inventer et de jamais inviter ses copines chez soi.
C’était les années 90, on savait pas encore qu’Alger allait s’étendre à l’infini.
Le troisième chose essentielle c’était à quoi tu ressemblais, comment tu te fringuais. Fallait avoir de la marque sur soi. Fallait des trucs qui venaient de France.
A 13 ans, à mon époque, la mode à nos petits yeux, c’était de porter des gros sweat-shirt avec une marque un peu racaille (mais ça on le savait pas) genre puma ou nike ou un truc de hard-rock ( trop cool bébé) , un jean levi’s et des tennis de marque.
A 14 ans on affinait un peu le tout, mais l’idée du truc de marque était toujours là.
A 16 ans on tournait salope et on se faisait tripoter sur les grands escaliers du golf.
A 17 ans on ratait son bac et papa nous mettait dans une école privée. Si papa avait une profession qui le permettait bien sûr.
Le quatrième interrogation majeure à Descartes était : francophone ou arabophone ? C’était capital pour déterminer le degré de snobisme autorisé.
Entre les grilles du lycée, le francophone était réputé cool, l’arabophone était juste….. arabe.
Les deux clans se fréquentaient peu et se méprisaient mutuellement.
Les francophones se faisaient traiter de………… Chambourcy….. Comme la mouse au chocolat oui ! (Pour cause de francitude. Le genre d’insulte qui fait froid dans le dos), et répliquaient en traitant les arabophones de…….. Grelomat (cafaricide, le produit algérien par excellence. Ca c’est de la répartie! )
Les francophones se prenaient pour des êtres exceptionnels car ils suivaient un programme qu’on ne retrouve nulle part au monde : des cours en français ( mais pas du tout le programme lycée français), et un cours d’arabe.
Ah le cours d’arabe! Là encore le monde se divisait en deux catégories : le groupe faible et le groupe fort.
Le groupe faible était constitué à 5% de gens qui venaient de débarquer en Algérie ( algériens compris) et qui speakaient pas très bien notre langue. Et à 95% de gens qui avaient le niveau pour passer au groupe fort, mais qui préféraient se la couler douce chez les faibles, se taper des 18 et des dictées sur Selma qui va à la madrassa. Si vous étiez malins, vous pouviez rester cinq ans au groupe faible.
La prof d’arabe dispensait aussi des cours de tarbia islamia ( éducation religieuse), l’occasion d’apprendre quelques sourates par cœur et de doubler sa moyenne.
Car comme tous les algériens, on était les champions du parcoeurisme bête et discipliné.
On passait nos vies à rigoler, à éclater de rire, à se plaindre des profs et des surveillants généraux, à trouver la vie ingrate, à porter la tragédie du monde sur nos épaules. On a fait une manif quand ils ont voulu nous déloger du Splendide.
Quand on se faisait chier en classe, on simulait un mal et on allait à l’infirmerie. Peu importe le symptôme, c’était le même sirop pour tout le monde. Et la même cuillère aussi.
Dans le registre des dégeulasseries, la cantine s’en sortait pas mal : les tables se faisaient essuyer en même temps que le sol. Avec la même serpillère oui.
Enfin moi je dis ça, mais on me l’a raconté car j’allais pas à la cantine; je rentrais manger dans mon immense villa de poirson-sur-seine bébé!
Malgré l’immense espace, on manquait d’air, on n’avait pas le droit d’aller partout, fallait filer en cachette dans les coins et recoins qui en mettaient plein la vue, et les stades de sport.
Les élèves partaient et venaient, alors l’attachement prenait des airs de sacré.
A part quelques singularités , c’était comme partout ailleurs je crois.
Y avait les figures star (les filles qu’on envie toutes, celles qui sortent avec les plus beaux mecs), les ringards, les chelou, les surnoms débiles, les envies de grandir vite et bien, les vraies et fausses histoires de drogue, le stress des compo chaque fin de trimestre, la terreur des parents à la venue du bulletin, les rêves d’ailleurs.
C’était très hétérogène. Dans les années 90, y avait plus trop d’étrangers, on s’est retrouvés entre algériens qui, pour une raison ou une autre, devaient suivre des cours en français.
Depuis quelques années, paraît que le lycée se dégrade de plus en plus et les parents rechignent à y inscrire leurs gosses. Quand ils en ont les moyens, c’est direction école privée ou lycée français ( ah j’adore passer devant alexandre dumas à la sortie des classes, c’est tout un cinéma!
Non non, je ne suis pas un vieux pervers qui aime mater les minettes)
On raconte aussi que Descartes va être pris par la présidence ou l’armée ( mais ça fait 20 ans qu’on entend ce genre de théories)
C’est dommage cette perte, cette jeune tchitchi inconséquente mérite un endroit à la hauteur de sa tchitchitude et sa dérision , avant d’oublier toutes ces conneries et d’entrer dans la véritablement vraie réalité.
Bon allez j’arrête avec Descartes, je vais aller montrer ma nouvelle festina à mes amies de la charika watanya** 😉
Mamzelle Namous
* Notion délicate à définir, on a tellement grandi avec qu’on visionne bien ce que c’est mais pour mettre des mots dessus, c’est une autre histoire ! J’ai regardé sur internet, ça parle de jeunesse dorée et de fils à papa. Alors qu’à mon sens, c’est pas ça du tout la tchitchi algéroise. C’est très divers, et ce mot rigolo ( ça vient de faire des chichis?) couvre quelque chose de plutôt authentique. Quand je pense tchitchi, je pense années 80s, je pense à des jeunes gens stylés, classes, bien éduqués, francophones à mort. De la classe moyenne, ou à l’aise, mais pas forcément riches. Et certainement pas nouveau riche, comme j’ai pu le lire sur le net. C’est le contraire même! Et pour vous c’est quoi?
** Entreprise publique nationale étatique gouvernementale


Fisrt !
le 25 mai 2012 à 20h39Descartes <3
lamnonyme
le 25 mai 2012 à 20h49pour moi la tchitchi c’est ceux qui allaient au club des pins, jouaient au beach volley, en s’envoyant la balle et des « mais passeuh moi la balleuh, allez mahfoudeuh »
Mina Namous
le 25 mai 2012 à 20h54@ lamnonyme : hahahaha , ouais je suis d’accord !
ils vont où maintenant à la plage? parce que club des pins is soooo over !
Groupe très faible
le 25 mai 2012 à 20h55Ahhhh! Descartes, tu as abrité nos déboires, nos peines, nos amours mais surtout et plus important nos amitiés. Merci à toi ma Namoussa, mon amie, d’avoir si bien décrit ce sanctuaire et de me rappeler combien je l’aime mon primaire, collège et lycée. Ta Sherazade.
Lalla Fatma
le 25 mai 2012 à 21h07J’adore !!! (j’étais au groupe moyen pendant 7 bonnes années …).
Mais c’est vrai que ca se dégrade, avant les jeunes qui se prenaiet trop pour l’aristocratie algérienne (du genre ‘ouai moi je passe mon week end à Paris et toiiii’, ou ‘fais gaffe ames lunettes, 50 euros !’ grrr) étaient une minorité, suffisait de les ignorer, maintenant c’est devenu une majorité apparemment !
Mina Namous
le 25 mai 2012 à 21h11@ lalla fatma : ouais c’est vrai, ils étaient très peu, maintenant ils vont à dumas, et là encore, y a de tout!
Ketchup
le 25 mai 2012 à 21h57Hahahaha J’etais bien loin de tout ça,dans mon lycée de campagne avec les bougres,,,,
Homo Erectus
le 25 mai 2012 à 22h18Mythique Homo Erectus ??!!! haha… En tous cas merci pour ce Descartes vu de l’intérieur. Avant d’en connaître en chair et en os (à partir de ma première année à Babez) moi aussi j’étais pétri de préjugés sur « Banou Descartes », comme les appelait un pote. Beaucoup venaient en fait de la classe moyenne (voire très moyenne) mais tous avaient ce français facile et ce bon niveau d’éducation. Ils étaient plus méticuleux et assidus que la moyenne des autres babeziens (qui ne sont pas un exemple en la matière, c’est connu). De mon temps, je crois qu’ils souffraient un peu d’une certaine inadaptation à cette fac, très grande et socialement très mixte. Ceux qui étaient parachutés à l’EPAU, l’INC ou Polytech avaient l’air beaucoup plus dans leur élément. A l’époque du lycée, ils jouissaient d’une aura spéciale, qui faisait qu’on en parlait même dans mon bahut de la banlieue est d’Alger, entre deux bagarres post-derby USMA-MCA. Tous les mythos et les pseudo-mecs branchés juraient s’être tapé une poulette de Descartes. « Mais comment tu l’as rencontrée ? » Qu’on demandait.. « Ben j’ai attendu à la sortie du lycée, puis j’en ai repéré une avec un jean qui moulait ses fesses, je lui ai dit « hey toi écoute, tu me plais ! » elle a pas pu résister.. Après « flirtina fel jardina » et un chauffeur est venu la récupérer à la sortie » On était tous genre « Wawwww ! » même si on y croyait pas vraiment… Il faut aussi rendre hommage aux filles du Lycée Bouattoura qui nous faisaient beaucoup fantasmer et turbiner du poignet..
clouplaque
le 25 mai 2012 à 22h41sympa de se remémorer ces moments ! les gueguerres entre franco et 3arbophones !
les 100 jours avant le bac et leur lot d’oeufs et de farine 😉
les cheese de 3ami moussa ,
les engueulades de MahaÏ ! et du barbu du splendide , alias : freddy Mercury !
les tournois de Volley …. et les volleyeuses francophones 😉
les réveillons à Paris …. ou à Moretti !
les jeunes dans le vent qui te snobaient dans la cours devant les autres et qui te serraient dans leurs bras dès qu’ils te rencontrent à Paris, Genève ou Palma !!! genre : ouf ! tu es des nôtres 😉
les alertes à la bombes du Mercredi !!! pour aller jouer aux cartes au terrains de sport !!!
la grève pour ne pas remettre les blouses !
se faire radier de la cantine , pour la 10ème fois !
and so and so …..
merci !
ps: le pire, c que contrairement aux prédictions des censeurs et de Rougab, on a tous très bien fini 😉
Mina Namous
le 25 mai 2012 à 22h44ah ouiiii j’avais oublié les alertes à la bombe! on était tellement contents de sortir de classe !
Isis Irictis
le 26 mai 2012 à 0h11Merci pour ce Descarte inside,cela m’a bien fais marré parce que mon lycée c’était l’opposé je dirais Descarte puissance -1 ,98% arabophone a tel point que le métier de prof de français pouvais passer pour le pire métier au monde ..et puis un gars qui parle a une fille? c’est mission suicide..la drogue? c’est quoi ça? le pire voyous c’était celui qui fumé e’rym dans la cour de récré..
Mais a babez on reconnaissais les gens de Decartes pask il faisaient la biz le matin! hein? la biz? a un mec? mais t’es malade ..ils galéraient en première année pour a la fin changer vers L’INC ou delybrahim et ouvrir une future boite de com
et la je m’étonne qu Homo erectus est un ex-babezien le profil ny est pas!
Homo Erectus
le 26 mai 2012 à 1h09Pourtant s’il y a bien une fac où il est difficile d’établir un profil type des étudiants c’est bien l’USTHB !
Kassaman!
le 26 mai 2012 à 1h23« Il faut aussi rendre hommage aux filles du Lycée Bouattoura qui nous faisaient beaucoup fantasmer et turbiner du poignet.. »
@Homo erectus : tu veux dire dégorger le poireau?
Beuh
le 26 mai 2012 à 3h27Je ne connais pas ce lycée de l’intérieur mais il m’arrive de passer à côté à l’heure de la sortie, et je me dis immanquablement la même chose « les pauvres, ça va faire des inadaptés »… puis je me dis que si je les juge aussi rapidement d’après leurs habits, leurs manières c’est que c’est moi qui suis superficielle…et je finis par ne plus m’inquiéter pour eux.
…
Ceux du lycée français par contre ils continuent à m’inquiéter et là pas de remise en question possible (roger, on a un problème)
Elle
le 26 mai 2012 à 10h49Et d’un seul coup je sens que j’ai raté mes années lycée ;Merci melle namoussa ;(
Votre nom
le 26 mai 2012 à 11h45haha descartes, moi je ne l’ai quitté qu’assez récemment, mais c’est pratiquement toujours pareil vu de l’intérieur, le snobisme des francophones sur les arabophones, une certaine fierté d’être dans un lieu historique (qui devrait être classé patrimoine national d’ailleurs), toutes les « légendes » sur les sous-terrains, les os humains retrouvés, les tombes un peu partout … et puis bien sûr les virées à Moretti, les « tu tourne à droite juste après la pâtisserie du 16eme à paris », pleins de phrases qui ont l’air toutes simples mais qui font carrément extraterrestre à la fac … oui, c’est maintenant que je me rends compte du décalage mais je trouve ça drôle et tellement enrichissant comme souvenirs !!!
Une ex cartésie nne out of Africa
le 26 mai 2012 à 13h11Diantre, le lycée, connu aussi pour ses chenille, son petit-nid, son Trouder ( oups 🙂 )
Que de belles années passées là-bas…
ah oui, la grève, ça te rappelle qque chose? 🙂
Une blogueuse à Lyon
le 26 mai 2012 à 19h25Ha Ha Ha finalement en Algérie ou en France, les histoires sont les même j’ai l’impression de me revoir ya 10 ans ! En tout cas merci j’ai bien ri 🙂
Au plaisir de te relire…
Fadela.
mina
le 26 mai 2012 à 20h24merci!!!
Lassar
le 26 mai 2012 à 21h08Ben pourquoi vous parlez des sous-terrains comme d’une éventualité? Ils étaient incontournables ! Une entrée dans chaque sous-sol des bâtiments. Celle de l’internat fille était juste juste en bas des escaliers, une grande porte en fer. On passait devant en allant aux douches, on ne pouvait pas la louper. L’internat garçon avait la même. Le bâtiment EMT idem.
A l’intérieur des longues galeries sombres, éclairées à la bougie chancelante avant que l’un d’entre nous ait l’idée lumineuse de rapporter de chez lui une lampe torche, je n’y ai jamais vu d’os ni la fameuse chaise à gégène, mais pas besoin de ces artifices pour être submergé par l’émotion et l’exaltation. Nous étions témoins des œuvres de l’histoire. C’était l’aventure. Et on avait 14 ans.
Groupe moyen (en théorie)
le 26 mai 2012 à 21h23Oui mais les entrées des sous terrains ont toutes été murées, impossible d’y accéder. J’ai passé des années merveilleuses à Descartes, à rire sans arrêt, et à rencontrer des gens formidables dans le flot de ceux qui partent et qui arrivent.
On a beaucoup de chance d’avoir connu cette ambiance =)
Et oui les francophones snobs, perso j’ai jamais parlé à un arabophone 😀 (ils nous parlaient pas non plus faut dire)
Lassar
le 26 mai 2012 à 21h38Ah, vous en parlez comme d’une éventualité parce que vous êtes jeunes ! I got it, damned !!!
ex des cartes(oise)
le 26 mai 2012 à 21h40mamzelle vous n’avez pas mentionnez les multiples virées des chiotes a 10h,midi-treize h et toute l’après midi caché ds cette puanteur qu’on sentais même pas pourvus que ça fasse « in » genre tu tiens une clope même si tu ne savais pas fumer.A les bons moments des années folles
Lot'
le 27 mai 2012 à 12h36Greloumat i’m dead meuf .
mina
le 27 mai 2012 à 17h34@ lot’: mdr! comme tu le vois, le niveau atteignait des sommités !
@ex des carteoise : je faisais partie des ringards tellement ring’ qu’on faisait même pas semblant 😉 j’ai oublié un tas tas tas de choses !
@lassar : oui pour nous c’étaient des histoires, on voyait pas tout ça, mais on se plaisait beaucoup à y croire! tout comme la fait qu’on aurait passé un an dans feu la chambre à coucher du grand charles !!
@ groupe moyen : hna c’était groupe faible et basta!
Esprit Romanesque
le 27 mai 2012 à 17h55Namouss!! tu devrais repartager tes billets plus souvent car je suis l’une de ces « fous » qui en rate quelques uns de temps a autre :p c’est honteux je sais. Et concernant ce billet je le trouve excellent du pur namouss 🙂
mina@esprit romanesque
le 27 mai 2012 à 17h58ah le consultant com ( alias mon petit frère) avait donc raison !
merci 🙂
Dz-Chick
le 28 mai 2012 à 9h12Ah le lycée! J’étais une des branchées moi, ceci dit, ce n’était pas difficile a faire ou j’ai fait le lycée moi 🙂 On ne contrôle pas la profession de son père, ou where ca t’amène, mais on exploite son titre comme le reste des Algériens.
Quoi que quand on parle d’éducation religieuse; en Algerie, Descartes, Dumas ou ailleurs, la seule religion qu’on va t’apprendre c’est l’Islam, y a pas de St esprit, y a pas de père ni de Maman Marie! Même pas a titre d’information, walou on a dit Mohamed(saaw)et c’est tout svp. C’est de l’éducation Islamique/coranique rien d’autre, le reste peut-être couvert dans des cours de mythologie et histoire.
Homo Erectus
le 28 mai 2012 à 13h30Pendant les cours d’éducation islamique je glissais le fil des écouteurs de mon walkman Naiko (qui se souvient de cette marque chinoise ?) sous la manche du tablier. Les écouteurs tombaient pile poil sur le creux de la main, j’en glissais un dans l’oreille et j’écoutais « Highway to Hell » d’AC/DC… véridique…
Dz-Chick
le 28 mai 2012 à 13h57Naiko! You’re showing your age Homo E!
Homo Erectus
le 28 mai 2012 à 14h15Every one here knows I’m thirty something ! It’s no big deal ! haha !
Groupe moyen (en théorie)
le 28 mai 2012 à 14h33A Descartes on faisait à peu près la même chose en tarbia islamia, sauf qu’on avait PAS de tablier ! =D
Le jour où ils ont voulu nous en faire porter, ça a été la révolution ! Même Benbouzid est venu faire le tour des classes pour nous convaincre, en vain 🙂
Homo Erectus
le 28 mai 2012 à 14h38Tu vois que le tablier avait ses bons côtés ! Comment tu faisais pour écouter de la musique en classe alors ?
mina
le 28 mai 2012 à 14h42c’était passionnant pourtant la tarbia islamia, on en appris des choses sur les jnouns et associés!
Groupe moyen (en théorie)
le 28 mai 2012 à 14h50Ben avec les vêtements normaux ça marche aussi !
La tarbia islamia c’était peut être passionnant, mais c’était en arabe, et quand on faisait pas semblant d’être nul en arabe, ben on apprenait des sourates en phonétiques, on trichait en copiant sur son voisin « el mouslimou la yaghichou » et sinon on rigolait pas mal pendant les cours ! 🙂
Lilia Zenine
le 28 mai 2012 à 15h23Je « kiff » ton blog, tu retranscrit si bien mes propres pensées , ma vision de la vie a alger… je te souhaite une tres bonne continuation .
En ce qui concerne la tchitchi ou la jeunesse dorée, moi ex liadoise que je suis j’ai toujours parlé de jeunesse éduquée, de jeunesse instruite… Apres je pense qu’au fil des années les gosses « d`arrivistes` ou de `nouveaux riches` (tres facilement repérable ma foi)se sont confondus a la masse , ce qui fait que c’est devenu assez pejoratif… mais je suis tout a fait d’accord avec toi, cette classe n’est pas synonyme de richesse, mais d’education… et pas n’importe laquelle 🙂
Mina Namous
le 28 mai 2012 à 20h38merci lilia ! j’adhère à ta vision de la tchi-tchiiiii!
c’est qu’on lance de vrais débats ici 😉
@ homo erectus qui a dans les 35 ans : lycée international alexandre dumas.
liad, cqfd!
un jour tu feras la sortie des classes avec moi !
Homo Erectus
le 28 mai 2012 à 16h42ex-liadoise ?? kézaco ??
Rym A
le 28 mai 2012 à 21h13Hahaha , je suis tout à fait d’accord avec la descprition des jeunes de ce lycée , je suis toujours élève au lycée et je peux te dire , que de tout ce que tu as dit rien n’a changer , par contre cette imge tchitchi n’existe pas vraiment , nous sommes justes des elèves normaux qui parle français et qui accorde de l’importance a notre , et cela ne fait en aucun cas de nous des » tchitchi » , vous pouvez tres bien aller dans des ecoles publique ou vous trouverez des gens comme ca la plupart des élèves du lycée font pratiquement parti de la classe moyenne avec des parents simplement cadre ou autre , apres il ya toujours des « nouveau riche » qui debarquent et degrade l’image de notre lycée et je t’informe que maitenant la question ce que fait ton pere n’est plus posée par les élèves mais par les surveillants, par contre tu as oublié quelque chose ,enfin je ne sais pas si ca existait à votre époque mais il ya quelque chose , chaque nouveau qui vient juste un peu retard de quelques jours et ben il est bisuté , tout le monde l’entoure le bombarde de questions , certains se foute de sa gueule , d’autres le destabilise s’il reussi ce » test » il est tranquil sinon il aura des soucis pendant le reste de son année , ce bisutage est du parce que la plupart des eleves se connaissent depuis longtemps donc les liens entre eux sont fort .. enfin bref je pense que c’est bien que quelqu’un entretiennent un blog sur ce genre des choses car c’est vraiment intéréssant et parfois véridique . Sur ce bonne continuation 🙂
Isis Irictis
le 28 mai 2012 à 21h13Mina j’avoue que je suis mal barré la! t’avais dis que 99% mais la.. :/ (je fais ma Joconde) Ah la tchi-tchi-lala..
adam
le 28 mai 2012 à 21h20coming from london and spending two years in the famous francophone section in splendid getting to meet some of the greatest friend a man could have and experiencing one heck of an adventure. in short, Descarte changed me and made me the better person of today 🙂 What a School there simply is no other like it !!!
Rym A
le 28 mai 2012 à 21h28Ah oui et j’ajouterais que le lycée descartes restera lycée descartes et n’appartiendra pas aux militaire .
Un lycée a été construit à kouba et ils disaient qu’en fait c’etait pour les élèves de descartes , mais non c’est un lycée pr l’elite algérienne, donc nous gardons notre jolie lycée .
Homo Erectus
le 28 mai 2012 à 23h30Trig el lycée ou ya delali !
Homo Erectus
le 28 mai 2012 à 23h34« Descarte changed me and made me the better person of today 🙂 What a School there simply is no other like it !!! »
ça c’est de l’hommage !
Isis Irictis
le 29 mai 2012 à 6h18ou 3gba ki 3yatni y ana.. yamat les harcellements
Votre nom
le 29 mai 2012 à 6h46Je suis partie de là-bas en 2009 si mes souvenirs sont bons et ta description s’inscrit dans l’authenticité pure. J’ai fait trois, quatre ans là-bas et ça a juste changer ma conception de la vie. ça peut sembler hilarant dit comme ça mais ça a opéré de gros changements en moi, moi petite rapatrié de banlieue -_-‘. Ensuite Descartes ça a toujours été le lycée de la couille algérienne en concurrence récente ac Alexandre Dumas (nouveau arrivant dans le marché du tahlabisme)… Combat perpétuelle, faut continuellement prouver que ta le SWAG, Yeah baby mouhhaahha. Tu vois bien le gros milieux de riche à la maghrébine, t’en a leur père ont juste des gisements de pétrole à leur nom stp & quand t’as pas trop l’habitude t’es juste largué hahahaha.
Glo Stay
le 29 mai 2012 à 6h46Je suis partie de là-bas en 2009 si mes souvenirs sont bons et ta description s’inscrit dans l’authenticité pure. J’ai fait trois, quatre ans là-bas et ça a juste changer ma conception de la vie. ça peut sembler hilarant dit comme ça mais ça a opéré de gros changements en moi, moi petite rapatrié de banlieue -_-’. Ensuite Descartes ça a toujours été le lycée de la couille algérienne en concurrence récente ac Alexandre Dumas (nouveau arrivant dans le marché du tahlabisme)… Combat perpétuelle, faut continuellement prouver que ta le SWAG, Yeah baby mouhhaahha. Tu vois bien le gros milieux de riche à la maghrébine, t’en a leur père ont juste des gisements de pétrole à leur nom stp & quand t’as pas trop l’habitude t’es juste largué hahahaha.
Plastic.Bertrand
le 29 mai 2012 à 20h11« Tchi Tchi » définition: Catégories sociales privilégiées dont l’accès aux missions de l’Etat est garanti par un réseau de relations personnelles, dans une logique de caste où les dissensions politiques ou sociétales sont davantage une posture qu’un engagement.
chantoir
le 30 mai 2012 à 19h03Plastic Bertrand! Je connais un natif de Khenchela, un prénommé Belkacem surnommé Moustache en raison de la forte pilosité qui caractérise sa région labiale. Il est actuellement capitaine dans l’armée de terre mais il est promis à une belle carrière compte tenu de certains antécédents familiaux et claniques. Moustache correspond parfaitement à ta définition de « Tchi tchi ». Pourtant, je parie que si un imprudent l’affuble d’un tel sobriquet, il (l’imprudent) se verrait contraint de présenter des excuses publiques avec un Makarov sous la gorge.
Non, Tchi Tchi, ce n’est pas ça. Je dirais que si Khaled en était, il aurait chanté « Sur le chemin du bahut » au lieu de « Trig el lici ». Il aurait rasé sa moustachu, aurait pris l’accent parisien et accroché une boucle d’oreille beaucoup plus tôt qu’il ne l’a fait…
Il y a une caractéristique assez marquante chez la Tchi Tchi (qui m’horripile personnellement). C’est celle d’être fier de dire : je ne comprends pas bien l’arabe… Je ne connais aucun groupe humain qui soit fier de ne pas avoir réussi à apprendre une langue après des années d’enseignement…
Homo Erectus
le 30 mai 2012 à 20h44« Il y a une caractéristique assez marquante chez la Tchi Tchi (qui m’horripile personnellement). C’est celle d’être fier de dire : je ne comprends pas bien l’arabe… » Effectivement assez choquant, ce snobisme déplacé. Ceci dit, je ne pense pas que cela soit un critère de « tchitchitude », je n’ai pas envie de leur coller forcément tous cette étiquette de bougnoules francisées baignant dans la haine de soi. Mais très clairement, ce sous-groupe existe. On pourrait les appeler les « français bla rabbi coincés au bled », ce qui est quand même plus drôle. Ce n’est pas forcément une question de niveau de langue, même si se vanter de son ignorance est un signe qui ne trompe pas.
J’étais une fois en compagnie d’une française expatriée et d’une algérienne (copine d’un copain) à un concert de Diwane de Bechar (à une époque où je sortais encore). La frenchie avait dit quelque chose comme « c’est dommage que je ne comprenne pas les paroles, ça a l’air très beau » et l’Algérienne a répondu « bof y a rien à comprendre, c’est un baratin d’illuminés, rien de profond ! ». J’avais juste envie de lui filer une baffe ! Puis j’ai répondu que c’étaient des paroles de soufis, de waadate, de dhikr, et que ça n’avait rien de superficiel. Bref, que certaines personnes se permettent de porter des jugements esthétiques sur un patrimoine ancestral du « haut » de leur sous-culture télé devant des étrangers curieux est tout simplement honteux.
Samy
le 31 mai 2012 à 23h31Un ami m’avaiy dit de venir avec lui au concert du groupe « Téléphone » à la salle Harcha? , qu’il y allait avoir bcp de Tchi-tchis .
Franchement , j’aimais pas ce groupe et je ne voyais pas l’intérêt d’y aller
Aprés , wallah j’ai pas regretté , toutes les vestes que les jeunes jetaient en l’air , on en a rammassés un gd paquet pour aller les vendre à la Rue La Lyre fi Bab Azzoun
Ah , Lyamates , vive la Tchi-chi et vive « La Devise » 🙂
Sam
le 1 juin 2012 à 7h18oui c du snobisme deplacé, je prefere un kabyle qui me dis je ne comprend pas l’arabe vu qu’il ne parle qu’en kabyle qu’un tchitchi qui me dit cela parce qu’il ne parle qu’en français…
y’a des années une famille est venue de l’etranger s’etablir dans notre quartier, le pere etait parti tot en Angleterre s’est marié a une anglaise ils ont eu des enfants anglais physiquement mais ils parlait un arabe classique parfait c’etait vraiment admirable …
Bouh!
le 1 juin 2012 à 11h23Qu’est-ce que vous êtes « intelligents » avec vos jugements à l’emporte-pièce!
mina
le 1 juin 2012 à 15h23on parle vraiment pas tous de la même chose !
je sais pas quel genre d’individu est fier de ne pas parler sa langue, ou quel genre de groupe d’êtres humains jette ses fringues comme ça ( non mais c’est de la folie furieuzzzzzzz), mais j’en ai jamais rencontré des comme ça!
Farasha
le 1 juin 2012 à 17h16La mort ou tchi-tchi?
Tchi-Tchi
le 1 juin 2012 à 18h23La tchi-tchi, ce sont ces jeunes gens un peu délicats et choyés, au mode de vie souvent occidentalisé (dans le bon sens) et majoritairement francophones que l’on croisait il y a quelques années encore à Alger. Souvent issu de couples mixtes ou binationaux, appartenant à la classe moyenne supérieure, ayant parfois vécu à l’étranger ou voyageant fréquemment, matériellement à l’aise et habitant les beaux quartiers et passant ses vacances à Club des Pins ou ailleurs.
L’envers de Moh tout-le-monde arabisé ou arabisant, issu d’une famille nombreuse et pauvre, roi de la débrouille et habitué des bagarres, n’ayant jamais ou presque quitté son quartier populaire, souvent déscolarisé et sans grandes perspectives ni grand horizon.
Les deux catégories s’ignorant au mieux, se méprisant souvent, se détestant au pire.
Ça fait un peu cliché, mais c’est bien réel!
Donc, inutile de me sauter dessus SVP!
Plastic.Bertrand
le 1 juin 2012 à 18h58La Tchitchi Définition suite :
Hé Papicha, « on parle vraiment pas tous de la même chose ! »
Non, effectivement. Toi tu parles de quoi?
Houhou y choukour rouhou? « je pense à des jeunes gens stylés, classes, bien éduqués ».
Ou bien de ton problème de position ou de conscience de classe: « De la classe moyenne, ou à l’aise, mais pas forcément riches. »
L’histoire ce n’est pas d’être riche c’est d’être dans le système.
Pose toi la question 3 secondes: tu bosses où et pourquoi?
Bises. Celà dit, tu écris bien.
La Fée Clocharde
le 1 juin 2012 à 19h10Je ne connais que la version 2000’s de la tchitchi: à savoir une jeunesse dorée dont les parents sont souvent des parvenus, arrivistes et autres nouveaux riches. Des gamins pleins de suffisance et de mépris envers les Algériens d’en bas ( ou les « zmigris » qui sont après tout tous des frimeurs
qui roulent en BMW alors que chez eux ils carburent aux alloc’). Et il faut croire que chez cette nouvelle tchitchi, le fric ne donne pas forcemment accès au savoir-vivre ( en temoignent les rares fois où j’ai « shoppé » aux Champs Elysées, où j’y croisait mes congénères friqués qui ne se sentaient pas plus gênés que ça de doubler les gens en faisant la queue aux caisses).
La vraie « bourgeoisie » algérienne si j’ose dire, c’est en effet c’est gens pas forcemment riches mais qui sont issus d’un milieu socio-culturel aisé, pro-francophonie ect… Comme dirait le Comte de Bouderbala, des « aristocrasseux » ^^
mina
le 1 juin 2012 à 19h14@ plastic.bertrand : merci papichou, ça fait plaisir!
manechkerch rouhi, je parlais des gars des années 80;)
pour répondre à ta première question donc , je parle de ça, de ces gars là qu’on croise plus trop aujourd’hui.
bouh 3liya le style et la classe!
pour la deuxième : je bosse à la charika watanya, j’en ai toujours rêvé. j’avais même pas ma licence que grand-papa m’avait déjà reservé un poste ( il connait bien le premier ministre).
Des fois, quand la connexion internet est un peu lente, je crie » mais quel pays de meeeeerde », j’ suis trop une rebelle dans ma grande et puissante famille!
et toi?
@ tchi-tchi : ah si on pouvait se sauter les uns sur les autres, pour de vrai, ça épicerait nos vendredi soirs;)
Éthymologie
le 1 juin 2012 à 19h57Ça doit venir de chichi (ou personne qui fait des chichis), mais prononcé à l’algérienne si tchu vois ce que je veux djire. 🙂
Mina Namous
le 1 juin 2012 à 20h01ju vois!
Ça m'énerve!
le 1 juin 2012 à 20h16« La deuxième question récurrente à Descartes c’était : où c’est que t’habites? »
– T’aurais pu leur répondre « chez mes parents » ou, mieux, « à la maison ». LOL!
Ça m'énerve!
le 1 juin 2012 à 20h18« Fallait avoir de la marque sur soi. Fallait des trucs qui venaient de France. »
– De chez Tati?
Ça m'énerve!
le 1 juin 2012 à 20h25« Entre les grilles du lycée, le francophone était réputé cool, l’arabophone était juste….. arabe.
Les deux clans se fréquentaient peu et se méprisaient mutuellement. »
– Tiens, ça rappelle le temps béni (pour certains!) des colonies.
Chatnoir
le 1 juin 2012 à 21h54Pour ma part, je parle de la Tchi-Tchi, la vraie, celle que j’ai connue à la naissance de ce terme dans les années 80. C’était à l’époque où Riad-el-Feth ne ressemblait pas encore aux galeries d’un train fantôme. En effet, le clivage linguistique ou plus précisément le rapport aux langues est l’une des lignes de fracture les plus marquantes entre la Tchi-Tchi et le reste de la population.
Je ne sais plus qui écrivait 🙂
ça n’a peut-être plus cours chez les jeunes d’aujourd’hui (c’est un vieux qui écrit) mais jusqu’à fin des années 80, dans notre monde d’ados de l’époque, selon sa condition, on considérait comme un « kavi » ou une « kavia » celle ou celui qui ne parle pas correctement français et comme un ou une « papiche » ceux qui s’expriment en français dans la vie courante.
Ce qui est dommage, ce n’est pas de parler français ou arabe (pour ma part, je considère le français comme ma langue tout autant que l’arabe weeli maajbouch el hal yedez m3ahoum) le problème est de mépriser l’autre et sa langue.
Il y a dans ce clivage un véritable problème algérien, un problème d’identité.
A.A
le 1 juin 2012 à 22h07@ Beuh…Je peux savoir en quoi ça fera des « inadaptés » ?
ekqyqbosk
le 2 juin 2012 à 6h40adalafil Citrate Treatment Xanax Comfort Dosage Buy Online Prescription Tramadol Without Max Dose Protonix Singulair Tablet Cialis Best Buy Canadian Furosemide Nursing Consideration Tonsillitis Antibiotics Amoxicillin Amoxicillin 500 Mg Dosage And Administration Pless Finasteride Benign Prostatic Hyperplasia Coreg Drug Interactions Consumer Generic Amoxicillin
Beuh
le 2 juin 2012 à 6h42@ A.A : J’entendais par-là que des enfants hyper protégés, coupés d’une part de la réalité sociale, peuvent éprouver quelques difficultés s’ils venaient à ne plus évoluer dans ce même milieu.
A.A
le 2 juin 2012 à 8h05@Beuh : J’aurais bien aimé te contredire , moi qui suis élève à Alexandre Dumas. Mais je dois admettre qu’on est plus ou moins coupés de la vraie société algérienne ,on est un peu comme dans une bulle…Je pense que c’est une des raisons qui fait que pratiquement la totalité des élevés du lycée quittent l’Algérie pour aller finir leurs études ailleurs et ne supporteraient pas d’être à Bab Ezzouar ou autre :p
Glo Stay
le 2 juin 2012 à 10h00T’as une bipartition de la société algérienne=> la plèbe (j’y inculque les nouveaux riches culturellement à la ramasse & ceux issu des bas-fonds, piétinés pas le système) & t’as les tchiti’s, pr moi ils représentent l’Algérie cultivée, l’Algérie éduquée.
Vocabulaire Power
le 2 juin 2012 à 12h08» J »y inculque » ??? Ah oué ??
Plastic.Bertrand
le 2 juin 2012 à 12h15@Vocabulaire Power
T’as pas lu? il a écrit « cultivée » et « éduquée ».
Vocabulaire Power
le 2 juin 2012 à 14h43Il ne fait donc pas parti de la Tchitchi, dommage pour lui !
Vocabulaire Power
le 2 juin 2012 à 14h44e*
Plastic.Bertrand
le 2 juin 2012 à 15h13@ Mina
« et toi? » Question sérieuse? si oui je balance.
mimiyou
le 2 juin 2012 à 20h06et on retrouve les même fameuse question a INC, et quand tu as tout bon, « et tu reçois combien d’argent de poche par jour ? mdrrrrrrrrr je précise bien par jour que des bon souvenir avec mes spécimen de Descartes et Dumas
Seylavie
le 2 juin 2012 à 23h14Dans cette entre deux qui te caractérises si bien, est vrai que, comment tu dis, « rentrais manger dans mon immense villa à poirson-sur-seine » lol ?
(Pkoi j’te pose cette question? c’est pour enlever l’épine qui est profondément planté dans mon put1 de cortex et qui ne cesse d’exciter la pensée d’avoir une voisine aussi intéressante sans le savoir :p)
Grantita
le 4 juin 2012 à 14h31Mes deux plus jeunes sœurs ont fait Descartes et liad, et quand j’allais les rencontrer à la sortie parfois, j’avais comme l’impression d’etre face à un autre monde 😀 Rien à voir avec ce que j’avais connu dans mes lycées/CEM 3arabophones 😀
Elève à Descartes.
le 5 juin 2012 à 21h37Ton article reflète vraiment le lycée ! J’y suis encore et oui ca se dégrade : j’ai pu le constater depuis que je suis là. La question du travail du père est toujours posée, un peu moins certes mais elle y est toujours. Le bizutage ? Pas vraiment. Oui les nouveaux sont « mis un peu à l’écart » mais pas de bizutage surtout si ils sont « conformes » à un style, à une bande. Le français et l’arabe se mélange : tu peux parler arabe avec certaines personnes et français avec d’autres. Toujours en « guerre » avec les arabophones.
Sinon Descartes c’est vraiment bien ! Il faut juste savoir se placer, savoir avec qui rester et c’est bon. En plus on a des ami(e)s aux 4 coins du globe maintenant =D.
PS: On ne sera pas déplacé et le lycée ne sera pas pris. D’ailleurs pleins de travaux ont étés faits entre Septembre 2010 et maintenant
Il faudrait quand même leur expliquer ce qu’a abriter ce lieu (bureau de De Gaulle etc.…) et aussi le style de construction parce qu’ils ont reconstruits des classes (les anciennes étaient faites d’amiante) et c’est moche maintenant, ca ressemble beaucoup au public. Enfin c’est mon avis, tout le monde n’est pas d’accord sur ca.
Votre nom
le 7 juin 2012 à 14h18Pour moi tout est vrai, sauf pour « il fait quoi ton père », je n’ai ni le souvenir d’avoir posé la question, ni qu’on me l’ait posé… Mais bon pas la peine de nier qu’on était entre tchitchi, un peu à côté du reste de l’Algérie …
asma
le 2 juillet 2012 à 12h36Quelle nostalgie , déscartes et les années 80 , les plus belles années pour moi .
Jeanne
le 19 juillet 2012 à 21h57Bonjour à tous,
Je viens de découvrir votre site, très interress
Jeanne
le 19 juillet 2012 à 22h04je viens de découvrir votre site, très intéressant, cela me rappel énormément de souvenirs, une ancienne de Descartes et de Lolivage, une question en quelle année tu y étais????? moi de 1973 à 1984.
Kiss all Descartes From Jeanne
marie
le 15 août 2012 à 2h40j’adore tes billets miss Namous surtout celui la il me rappelle mon lycée certes c’est pas Descartes mais la même mentalité
tu a beaucoup de talent j’te souhaite une bonne continuation et une longue vie a ce blog avec lequel tu a pu nous faire rire de notre triste réalité
Jeune Vie Algéroise » Archive du site » C’est le Compte qui Geste
le 16 septembre 2012 à 13h39[…] fait Descartes […]
Votre nom
le 27 janvier 2013 à 20h42J’ai passé deux nuits pendant les années 90s dans ce lycée qu’à mes connaissances s’appelle Bouamama maintenant. C’est le non qu’était donné à ce lycée après l’indépendance. Cependant personne ne l’utilise; juste comme l’hôtel Saint Georges—qui se trouve tout prêt de ce lycée—et que personne ne peut nommer Hôtel Aljazair.
Pourquoi ne pas utiliser les noms arabes? Est-ce que ça vient de notre complexe envers tout ce qui est Français?
KB
le 27 mars 2013 à 13h05alala Descartes…1 seule année scolaire là-bas…mais de loin la meilleure de tout mon cursus !!!
lili
le 31 mars 2014 à 21h51bonjour, sympa de témoigner avec professionalisme et esprit presque scientifique. Vous vous demandez pourquoi le lycée français (ancien 3e meilleur lycee au monde en termes de résultats et niveau scolaire) a fermé, a failli devenir complètement arabisé et finallement a gardé une section francophone ? C’est simple, c’est grâce à un papa, un parent d’élève et à d’autres parents d’élèves qui ont monté avec lui une association. Personne n’a pensé à les remercier..(parcequ’il y a aussi beaucoup de rkhess, d’ignorants etc…chez nous, la « tchitchi »)
Le Mr x à l’origine de ce combat a été le plus jeune conseillé présidentiel d’Algérie et au monde environ dix ans après l’indépendance. C’était un homme plus que brillant, il a créé plusieurs institutions bénéfiques pour l’Algérie. Quand la « mafia » a pris le pouvoir, les hommes brillants et intègrent comme lui ont été mis de côté. C’est lui ET les autres parents de l’Association qui se sont battus pour que leurs enfants et des milliers de petits descartiens continuent à étudier comme avant, avec leur profs français etc…à l’epoque, pour gagner un passeport pour l’etranger pour leurs enfants, certains parents d’elèves traîtres étaient là pour tout saboter. La plupart des élèves et parents de ce lycée n’ont fait que critiquer cette association qui a fini par être donc infiltrée. C’était alors de nouveau le triomphe du chacun pour soi…Quand Mr X a du, lui aussi à cause de la guerre civile s’exiler,…tiens ? il n’y avait plus personne pour defendre les petits descratiens et cette année là, ils ont passé leur bac je ne sais où: UNE PAGAILLE MONSTRE; c’est pour ça que notre pays est comme il est: le pays des algeriens sans les algeriens. Parceque quand on a des personnes brillantes et désintéressée qui se battent pour de véritables valeurs et un bien être commun aux algériens, eh bien nous les algériens, on sabote, on critique et on crâne…et ils planent encore les fils de la tchitchi….et au fait.. »bonne famille » ouI MAIS pas ceuc qui croient l’être mdr.
nemeur lyes
le 15 avril 2014 à 0h09Descartes descartes descartes rien a dire à part que jamais je ne connaitrai le bonheur que j’ai connu la bas pendant mon enfance mais ça me fais vraiment mal au coeur de voir que ça s’est dégradé à ce point hé oui c’est à cause des arrivistes enfin pour résumer descartes a cesser d’exister vers la fin des années 2000 ( ps: je l’ai avait trouvéq les souterrains )
aliferaoun
le 15 avril 2014 à 4h01avant c’était le lycée Fromentin;Tu n’en parles pas?
Maintenant c’est le lycée Bouamama??????
Mostafa
le 16 mai 2014 à 21h13Et oui c’est un phénomène ce lycée , je l’ai connu récemment dans un article, puis jai fait quelques recherches pour en lire sur. En effet nous n’avons pas de vrais riches, ceux qui se partagent la baguettes du pain avec les pauvres dans la même boulangerie cela indique qu’ils sont des riches qui vivent sur la dépense de l’état. Et puis pourquoi envoyer son enfant étudier a côté de la classe moyenne ? Encore une chose , notre religion nous interdit de se vanter de son origine mais c’est encore la devise de quelques fake algérois
Les algérois depuis longtemps entrent et restent et la quittent puis d’autres les
Remplacent
ramzy
le 11 septembre 2015 à 16h37Franchement t’as tout dis, moi j’ai été à descartes de CE1 à terminale (#ancien) franchement tu ma rappellé tt les bons moments que j’y ai passé,ça va vraiment me manquer :'(
Ghania
le 7 mai 2016 à 11h14Le lycée Descartes a cessé d’exister avant 2000. Ce fut environ vers 1988 qu’il a été remplacé par le lycée Aleandre Dumas à Ben Aknoun. On parle de tchitchi mais ce n’est pas une référence car en déménageant vers Ben Aknoun, l’administration a emmené le niveau, la rigueur et la discipline.
En ce qui concerne le site, cela faisait déjà longtemps que rien n’est entretenu car personne ne voulait dépenser de l’argent pour un site qui allait de toutes les manières être dégradé. L’idée de la nationalisation flottait dans l’air depuis des années. Maintenant, regardez les paraboles et le linge qui sèchent. Cela ressemble plus à un bidonville qu’à un site prestigieux. Et encore ce sont des enseignants ou les personnels de l’administration qui habitent. Si les gens instruits se conduisent comme des ploucs… que feraient les autres. Le pire est que cette culture est exportée. Quand vous vous promenez en France et que vous voyez des balcons qui sont de véritables débarras, vous savez qui habitent les appartements.